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What have we found ?

Publié le par l'oeil et l'oreille

Endormi dans l'homme


So, so you think you can tell Heaven from Hell, blue skies from pain.
Can you tell a green field from a cold steel rail ? A smile from a veil ?
Do you think you can tell ?

And did they get you to trade your heroes for ghosts ?
Hot ashes for trees ?
Hot air for a cool breeze ? Cold comfort for change ?
And did you exchange a walk on part
in the war for a lead role in a cage ?

How I wish, how I wish you were here.
We're just two lost souls swimming in a fish bowl, year after year,
Running over the same old ground.
What have you found? The sam
e old fears.
Wish you were here.


Pink Floyd

free music

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Au pied de mon arbre

Publié le par l'oeil et l'oreille

Au pied de mon arbre


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La tour de l'Aiguillon

Publié le par l'oeil et l'oreille

Les tours de l'Aiguillon

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Ciel de traîne

Publié le par l'oeil et l'oreille

Ciel de traine

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La route était longue et le pare-brise sale...

Publié le par l'oeil et l'oreille

Long is the road

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Se taire...

Publié le par l'oeil et l'oreille

Se taire...

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L'homme et l'amer

Publié le par l'oeil et l'oreille

L'homme et l'amer


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Traces

Publié le par l'oeil et l'oreille

Traces

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L'heure bleue

Publié le par l'oeil et l'oreille

L'heure bleue

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Faire de la musique comme on taille la pierre

Publié le par l'oeil et l'oreille

Interview de Marcel Kanche réalisée avant le concert de  L'Archipel, Paris, le 19 mars 2008.


Marcel Kanche

 - Marcel Kanche, on vous connait sans vous connaitre vraiment...
Vous prêtez vos mots à la lumière d’un M ou d’une Vanessa Paradis, et semblez, vous, rester à la lisière, en retrait....
Comment vous situeriez-vous sur la scène française, et avez-vous envie de vous y situer ?


M.K. : Se situer ? en fait, on ne se situe jamais, ce sont les autres qui nous situent.
Moi je fais juste le travail que j’ai à faire.
Le problème de la lumière ou de l’ombre.... c’est d’ailleurs de l’ombre qu’on voit le mieux la lumière...
J’aime bien faire mon petit travail, être mon propre artisan, et écrire pour des gens qui, eux, aiment vraiment la lumière.
Je ne sais pas si moi je serais à l’aise dans ces histoires-là, j’ai l’impression qu’il y a beaucoup de pertes de temps...


- Justement, la promotion d’un nouvel album, pour vous qui vous tenez à l’écart, comment percevez-vous celà ?
Un “passage obligé”, ou un besoin de partager, de donner à entendre ?


M.K. : La promotion, non, pour moi c’est juste une demande, comme vous, de personnes qui ont envie de s’intéresser au “cas”, donc je me prête au jeu.
Pour moi c’est un échange, des rencontres plutôt sympathiques dans le milieu journalistique.

- Quelle est votre démarche dans l’écriture et la création d’un album ?
Est-ce un travail au long cours ?
Avez-vous un moment, ou un lieu privilégié pour écrire ?


M.K. : Non, en général, quand je commence un album, il faut déjà que je trouve le titre, ensuite que je trouve la pochette, et après je m’immerge complètement, je ne lâche pas le morceau...
Après, le temps se dilate, je suis pratiquement autiste...


- On vous sent volontiers  solitaire mais aussi entouré d’une vraie famille, au sens propre (votre femme, vos enfants, votre chien...), comme d’une famille musicale, de musiciens complices...
Une nécessité de ne pas faire seul, de construire en confiance ?


M.K. : C’est vrai que je travaille tout seul, je gamberge mes histoires, mais c’est vrai aussi que j’ai besoin de ces regards : celui de ma femme qui chante avec moi, de regards extérieurs, de compagnons qui me font rire aussi, parce que je pourrais sombrer loin...
J’aime bien travailler avec des gens avec qui je m’entends bien, au delà de l’aspect musical.
L’aspect musical dans ce cas-là est très secondaire, je préfère travailler avec des gens avec qui il se passe autre chose, peut-être de littéraire.... De très bons musiciens, par exemple, je ne sais pas si ça m’intéresse s’ils n’ont pas une histoire en dehors de leur musique.

Marcel Kanche


- Vos albums semblent être de plus en plus sombres, et en même temps de plus en plus...

M.K. : Lumineux ?

- Et bien oui, en même temps, je dirais serein aussi...

M.K. : Quand on dit sombre, moi je ne vis pas du tout comme ça, je ne suis pas quelqu’un de sombre, je peux même être assez drôle, même si je ne suis pas un festif...

- Enfin, ce que je veux dire c’est qu’on n’a pas envie de danser sur les tables en vous écoutant...

M.K. : non, non, moi j’en ai pas envie non plus, ça tombe bien !! (rires)
Moi je ne le vis pas comme quelque chose de sombre, au contraire.
C’est comme quand j’étais jeune, j’écoutais Léonard Cohen ou des gens comme ça, et on me traitait de dépressif, alors que je trouvais ça plutôt très énergétique.
Moi ça me filait plutôt la pêche !
C’est une façon de voir : à l’automne on voit les feuilles tomber, il y a plein de gens qui dépriment, moi je considère que les feuilles qui tombent viennent nourrir la terre et qu’au contraire c’est plutôt générateur.


- A travers les livrets des albums, ce papier recyclé mat, d’un grain et d’une épaisseur qui donneraient envie de dessiner dessus, à travers ces matières sonores, ces glissés de guitare très présents, on devine le plasticien...

M.K.: En fait vous voyez très juste parce que les premières choses dans lesquelles j’ai pu exister c’était la peinture et le dessin, qui m’ont amené à la musique, en passant par la céramique.

- On sent effectivement la présence permanente de la terre chez vous...

M.K. : La musique pour moi c’est de la matière, des instruments qui au départ génèrent un son, il faut que le bois craque...
La musique ce n’est pas seulement du son virtuel bien propre, ça ne m’intéresse pas.
Je fais de la musique comme je taille la pierre.
En ce qui me concerne, je ne fais pas de la musique, j’ai vraiment des images, je fais vraiment des tableaux, je construis des paysages, je ne fais pas de musique sur du papier avec des instruments.


Marcel Kanche
- Dernière question incongrue : pour vous, quelle est la meilleure façon de marcher ?

M.K. : (un blanc) moi je marche beaucoup... ben c’est debout, droit, normal quoi, pas à quatre pattes !

- J’attendais quelque chose comme “pieds nus”, en fait

M.K. : non, parce que j’ai les pieds plats et que je souffre, surtout sur les galets...
Je marche dur et vite dans les chemins un peu pierreux ou boueux...

Quoique si, dans l’herbe, c’est vachement agréable...

kancherzl
pour
chanson-francaise.net

Encore un grand merci à lui, pour cette belle rencontre, musicale et humaine...


Publié dans L'oreille à tendre

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