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109 articles avec l'oreille a tendre

Nano au Lavoir Moderne

Publié le par l'oeil et l'oreille

Nano

Une salle superbe, plongée dans la pénombre, une lumière qui esquisse plus qu'elle n'éclaire, le cadre est mouvant...
Nano (Arnaud Méthivier), accompagné de Sylvain Favre, Valentin Musson, et Pierre Gambini, nous attrape tout de suite par l'oreille, et nous plonge à la seconde dans son univers aussi changeant qu'un ciel de giboulées....
Une heure trente durant, sans autre pose que celui de ses silences qui semblent faire partie du lieu, du lien qu'il tisse avec brio entre lui, nous, et sa musique, la magie opère...
On le suit dans ses histoires musicales, et presque théâtrales, avec le sourire devant le plaisir évident qu'il prend à nous les livrer, et avec l'émotion brute des découvertes qui marquent.
Nano, tour à tour Auguste et clown blanc, nous emmène bien loin aux sons insoupçonnés de son instrument ventriloque.
Un voyage que je ne peux que conseiller aux amoureux de l'accordéon, mais surtout à tous les réticents, les réfractaires, qui, à coup sûr, changeront d'avis.
C'est la première fois que j'entendais cet instrument palpiter comme un cœur.
Splendide, habité, et touchant...


http://www.nanomusic.fr
Nano


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Faire de la musique comme on taille la pierre

Publié le par l'oeil et l'oreille

Interview de Marcel Kanche réalisée avant le concert de  L'Archipel, Paris, le 19 mars 2008.


Marcel Kanche

 - Marcel Kanche, on vous connait sans vous connaitre vraiment...
Vous prêtez vos mots à la lumière d’un M ou d’une Vanessa Paradis, et semblez, vous, rester à la lisière, en retrait....
Comment vous situeriez-vous sur la scène française, et avez-vous envie de vous y situer ?


M.K. : Se situer ? en fait, on ne se situe jamais, ce sont les autres qui nous situent.
Moi je fais juste le travail que j’ai à faire.
Le problème de la lumière ou de l’ombre.... c’est d’ailleurs de l’ombre qu’on voit le mieux la lumière...
J’aime bien faire mon petit travail, être mon propre artisan, et écrire pour des gens qui, eux, aiment vraiment la lumière.
Je ne sais pas si moi je serais à l’aise dans ces histoires-là, j’ai l’impression qu’il y a beaucoup de pertes de temps...


- Justement, la promotion d’un nouvel album, pour vous qui vous tenez à l’écart, comment percevez-vous celà ?
Un “passage obligé”, ou un besoin de partager, de donner à entendre ?


M.K. : La promotion, non, pour moi c’est juste une demande, comme vous, de personnes qui ont envie de s’intéresser au “cas”, donc je me prête au jeu.
Pour moi c’est un échange, des rencontres plutôt sympathiques dans le milieu journalistique.

- Quelle est votre démarche dans l’écriture et la création d’un album ?
Est-ce un travail au long cours ?
Avez-vous un moment, ou un lieu privilégié pour écrire ?


M.K. : Non, en général, quand je commence un album, il faut déjà que je trouve le titre, ensuite que je trouve la pochette, et après je m’immerge complètement, je ne lâche pas le morceau...
Après, le temps se dilate, je suis pratiquement autiste...


- On vous sent volontiers  solitaire mais aussi entouré d’une vraie famille, au sens propre (votre femme, vos enfants, votre chien...), comme d’une famille musicale, de musiciens complices...
Une nécessité de ne pas faire seul, de construire en confiance ?


M.K. : C’est vrai que je travaille tout seul, je gamberge mes histoires, mais c’est vrai aussi que j’ai besoin de ces regards : celui de ma femme qui chante avec moi, de regards extérieurs, de compagnons qui me font rire aussi, parce que je pourrais sombrer loin...
J’aime bien travailler avec des gens avec qui je m’entends bien, au delà de l’aspect musical.
L’aspect musical dans ce cas-là est très secondaire, je préfère travailler avec des gens avec qui il se passe autre chose, peut-être de littéraire.... De très bons musiciens, par exemple, je ne sais pas si ça m’intéresse s’ils n’ont pas une histoire en dehors de leur musique.

Marcel Kanche


- Vos albums semblent être de plus en plus sombres, et en même temps de plus en plus...

M.K. : Lumineux ?

- Et bien oui, en même temps, je dirais serein aussi...

M.K. : Quand on dit sombre, moi je ne vis pas du tout comme ça, je ne suis pas quelqu’un de sombre, je peux même être assez drôle, même si je ne suis pas un festif...

- Enfin, ce que je veux dire c’est qu’on n’a pas envie de danser sur les tables en vous écoutant...

M.K. : non, non, moi j’en ai pas envie non plus, ça tombe bien !! (rires)
Moi je ne le vis pas comme quelque chose de sombre, au contraire.
C’est comme quand j’étais jeune, j’écoutais Léonard Cohen ou des gens comme ça, et on me traitait de dépressif, alors que je trouvais ça plutôt très énergétique.
Moi ça me filait plutôt la pêche !
C’est une façon de voir : à l’automne on voit les feuilles tomber, il y a plein de gens qui dépriment, moi je considère que les feuilles qui tombent viennent nourrir la terre et qu’au contraire c’est plutôt générateur.


- A travers les livrets des albums, ce papier recyclé mat, d’un grain et d’une épaisseur qui donneraient envie de dessiner dessus, à travers ces matières sonores, ces glissés de guitare très présents, on devine le plasticien...

M.K.: En fait vous voyez très juste parce que les premières choses dans lesquelles j’ai pu exister c’était la peinture et le dessin, qui m’ont amené à la musique, en passant par la céramique.

- On sent effectivement la présence permanente de la terre chez vous...

M.K. : La musique pour moi c’est de la matière, des instruments qui au départ génèrent un son, il faut que le bois craque...
La musique ce n’est pas seulement du son virtuel bien propre, ça ne m’intéresse pas.
Je fais de la musique comme je taille la pierre.
En ce qui me concerne, je ne fais pas de la musique, j’ai vraiment des images, je fais vraiment des tableaux, je construis des paysages, je ne fais pas de musique sur du papier avec des instruments.


Marcel Kanche
- Dernière question incongrue : pour vous, quelle est la meilleure façon de marcher ?

M.K. : (un blanc) moi je marche beaucoup... ben c’est debout, droit, normal quoi, pas à quatre pattes !

- J’attendais quelque chose comme “pieds nus”, en fait

M.K. : non, parce que j’ai les pieds plats et que je souffre, surtout sur les galets...
Je marche dur et vite dans les chemins un peu pierreux ou boueux...

Quoique si, dans l’herbe, c’est vachement agréable...

kancherzl
pour
chanson-francaise.net

Encore un grand merci à lui, pour cette belle rencontre, musicale et humaine...


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Pluie de terre

Publié le par l'oeil et l'oreille

Pluie de terre

Pluie de terre


Et mes os se briseront
Os blancs, criblés de vers
Et ma langue devenue mauve
Prose perdue où tout se pose

Et les visages se déferont
Fleurs gelées au froid d'hiver
Et ta main ferme la grille
La grille de fer où tout se perd

C'est une pluie de terre
Qui nous fera taire
C'est un chemin de cendre
Qu'il nous faudra descendre

Et la lumière se brisera
Iris blanc sous les paupières
Et tes pleurs se faneront
Femme d'automne dans les allées

C'est une pluie de terre
Qui nous fera taire
C'est un chemin de cendre
Qu'il nous faudra descendre.


Marcel Kanche, Dog Songe

free music

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Statique

Publié le par l'oeil et l'oreille

Statique

Statique

Mes jardins secrets ont si souvent été
D'immenses terrains vagues, et puis
Il y a l'errance que j'ai dans la tête
Mon royaume de souvenirs pour un peut être
Statique rien ne change, statique tout vieillit...

Je ne suis qu'une étape dans le voyage des autres
Les gens passent et les jours aussi
Quel passe-temps que de faire passer le temps
Ici j'apprends seulement à mourir
Statique rien ne change, statique tout vieillit...

Avant de tirer autant essayer de se tirer d'ici, même si
Une balle dans la tête ce n'est peut être qu'un rayon de soleil
Emprunter la route comme un poême du vent plein les poches
Les rêves de caoutchouc en bandoulière
Je suis heureux tant que j'approche
Statique rien ne change, statique tout vieillit...


Thibaut Derien, Instants fanés

 

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Dog Songe

Publié le par l'oeil et l'oreille


dog songe cd

Inclassable, Kanche l’est...
Eloigné des chemins balisés, on ne le croise que rarement, ses mots se faufilent presque sous le manteau, de bouche à oreille, comme des gourmandises un peu acides dont on ne saurait se passer...
Alors quand un nouvel album nous est offert à entendre, on en salive d’avance, tant l’univers de ce modeleur de mots est particulier et touchant.

Dog Songe...

Disque noir, noir comme l’était le Vertige des Lenteurs.
Le sombre y prend racine, définitivement assumé comme teinte dominante.
La voix se pose, grave, comme une épaisseur.
D’une matière qui se construit, les mots en portée, les notes en transparence, cet album réaffirme son appartenance à la terre.
Sans concessions, d’une identité propre, il laisse une fois encore cette empreinte de pas si particulière derrière lui.

Et on entre sans y penser dans ce monde de glaise, dans ces lenteurs sensibles.
Parce que chez Kanche, on n’écoute pas : on ressent, on effleure, on s’enlise, dans les matières sonores, les ossatures des mots.


On ne peut pas rester indifférent à cette poétique parcelle onirique.
A savourer jusqu'à la dernière note, de préférence à la tombée de la nuit....

Sortie prévue le 3 mars...



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Imbert-Imbert, les dates à venir

Publié le par l'oeil et l'oreille



Imbert-Imbert

 
IMBERT IMBERT en tournée, c'est :
23 février 2008 – Aulnay Sous Bois (93) – Le Cap, avec Magyd Cherfi
28 février 2008 – Mers Les Bains (80) – Cinéma Gérard Philippe
29 février 2008 – St Saulve (59) – Festival A Travers Chants
 
04 mars 2008 – Nantes (44) – La Bouche d’Air
05 mars 2008 – Charleroi (B) – Festival Mars en Chanson
06 mars 2008 – Lille (59) – Le Splendid, avec Les Blérots de Ravel et PPFC
07 mars 2008 – Thourotte (60) – Salle St Gobain
08 mars 2008 – Noyon (60) – Centre Culturel
10 mars 2008 – Alençon (61) – Printemps de La Chanson
13 mars 2008 – Fougères (35) – Le Coquelicot
14 mars 2008 – Quéven (56) – Les Arcs
15 mars 2008 – Thouars (79) – Théâtre
20 mars 2008 – Figeac (46) – Festival Le Chaînon Manquant
25 mars 2008 – Portes Les Valences (26) – Le Train Théâtre
26 mars 2008 – Chambéry (73) – MJC Le Totem, avec Un Tondu et un Chevelu
27 mars 2008 – Cournon d’Auvergne (63) – La Baie des Singes
28 mars 2008 – Paris (75) – La Cigale, avec Les Blérots de Ravel
29 mars 2008 – Annonay (07) – La Presqu’Ile, Festival Pas des Poissons, Des Chansons !
 
02 avril 2008 – Chef Boutonne (79) – Lycée JF Cail dans le cadre des Chroniques Lycéennes de l’Académie Charles Cros
03 avril 2008 – Les Sables d’Olonne (85) – Festival de la Nouvelle Chanson Française
04 avril 2008 – Magny Le Hongre (77) – File 7
05 avril 2008 – Dampierre en Burly (45) – Festival d’un soir
07 avril 2008 – La Défense (92) – Festival Chorus des Hauts de Seine - Magic Mirror
10 avril 2008 – Allonnes (72) – Centre Culturel Albert Camus
11 avril 2008 – Tregueux (22) – Centre Bleu Pluriel
18 avril 2008 – Delémont (CH) – Le Temps des Cerises
19 avril 2008 – Yverdon Les Bains (CH) – Théâtre de l’Echandole
23 avril 2008 – Pézenas (34) – Fesival Boby Lapointe
25 avril 2008 – Lassay Les Trois Châteaux (53)
29 avril 2008 – Sotteville Les Rouen (76) – Le Trianon Transatlantique
 
10 mai 2008 – Montauban (82) – Festival Alors Chante ! – Salle Eurythmie, avec Renan Luce
13 mai 2008 – Chevilly La Rue (94) – Centre Culturel
16 mai 2008 – Castres (81) – Lo Bolegason
23 mai 2008 – Cusset (03) – Espace Chambon
24 mai 2008 – Sélestat (67) - Festival Chanson en Herbe
30 mai 2008 – Les Clayes Sous Bois (78) – Les Communs du Château
 
04 juillet 2008 – Albi (81) – Festival Pause Guitare
15 juillet 2008 – Avignon (84) – Festival d’Avignon (avec la CCAS)
16 juillet 2008 – Avignon (84) – Festival d’Avignon (avec la CCAS)
22 juillet 2008 – St Pierre de Chartreux (38) – Les Rencontres Brel
 

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Deux PDC à Massy

Publié le par l'oeil et l'oreille

Juste pour le plaisir de ceux qui y étaient, et pour dire aux autres d'aller à leur rencontre...
Imbert-Imbert et Fantazio nous ont offert hier soir un de ces concerts qu'on déguste....




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Jamais indemne

Publié le par l'oeil et l'oreille

A coeur perdu

Rongé par l'absence
J'ai lancé des confettis
Des laps de tendresse
Jeté des dates dans des lacunes

J'ai effleuré des fragments d'idylles
Frôlé des amours minuscules

L'horizon baissera dans la plaine
Plus bas que nos bas de laine

Qu'aucun ne retienne ses pleurs
Qu'aucun ne noie son coeur

Laissez le sel creuser nos rides
Seul à la proue d'un navire
Jamais indemne de nos amours

Des tissus de mensonge terniront la peau
Nos habits de poussière sur le dos

Qu'aucun ne retienne mes pleurs
Qu'aucun ne voit ma peur

Laissez le sel creuser nos rides
Seul à la proue d'un navire
Jamais indemne de nos amours.

Marcel Kanche, Vertige des lenteurs

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Le Chien sur seine

Publié le par l'oeil et l'oreille

 Parce que ce sont des amis, parce que leurs aboiements sont toujours un plaisir à entendre, parce que Guy, leur niouzeboy, a plutôt la plume bien trempée...

Chère lectrice, cher lecteur,

Laisse-moi te présenter tous mes voeux. Je ne ferai pas comme les autres. Non, déjà, je suis bien à la bourre, et ça, c'est tout moi. De plus, les gens ne savent pas vraiment quoi souhaiter sinon leurs meilleurs voeux, ce qui, à mon sens, ne veut rien dire du tout.

Non, moi, je sais ce que je te souhaite pour cette année 2008.
Tout d'abord, je te souhaite de ne pas avoir de calvitie (c'est vrai, personne ne le souhaite, ça, alors que c'est quand même diminuant).
Je te souhaite aussi un apport quotidien en calcium et en sels minéraux. Puis je te souhaite de gagner à l'Euro Million. Mais pas trop ! Tu risques de prendre le melon et te mettre à écouter du Benjamin Biolay, du Shymm et autres Bob Sinclaar et là, terminé les petits groupes cool, beaux et marrants.
Je te souhaite ensuite que le Chien d'En Face ne te censure pas la niouze que tu as mis 2 heures à écrire (tout ça parce qu'il y avait le mot " bite " dedans ...). Ensuite, je te souhaite à toi aussi, de spéculer dans " l'intérêt de ton entreprise ". Mais attention ! Ne sois pas trop gourmand, ça peut se voir à un moment.

J'appète (j'espère que le Chien d'En Face ne verra pas dans ce mot une tentative camouflée de placer quelque grivoiserie), pour toi, que l'ami à qui tu dois de l'argent, ou à qui tu as emprunté ce disque de le Chien d'En Face et que tu écoutes en boucle depuis 1 mois, ou à qui tu dois un déménagement, ou celui qui t'a surpris avec sa femme dans une intimité embarrassante, ou celui à qui tu as prêté, en échange du disque de Le Chien d'En Face, celui de Carla Bruni, ... à la suite d'un accident bénin, presque drôle, perdre l'usage de sa mémoire courte, dite immédiate (et qui, j'y pense en même temps, devra donc relire et relire cette longue phrase pour la comprendre vraiment).
Je désire que tu le sois (désiré).
Et en même temps je souhaite que l'on te considère comme vif d'esprit, ce qui éviterait à des faiseurs de niouzes letteurs de tout préciser entre parenthèses de peur que tu passes à côté d'un bon mot, d'une blague fine.
J'espère que l'on te trouve beau et crédible, même chez le dentiste, avec un aspirateur dans la bouche, un mouchoir de papier vert d'eau autour du cou, les mains suintantes de peur et t'entendant répondre à la question " est-ce que ça va ? " par ces borborygmes : " aaaarrrrh aaarrmaaarfff .... ".

Je te souhaite tout le bonheur du monde et que ton chemin évite les bombes (et de ne jamais ! au grand jamais !!! n'avoir une fois de plus cette chanson à la con dans la tête). Je te souhaite également de venir au concert de le Chien d'En Face :

samedi 2 février 2008 à 21H00
PÉNICHE EL ALAMEIN
8 €
Quai François Mauriac - Paris 13ème - Métro Bibliothèque
elalamein.free.fr   




Je te souhaite d'être arrivé au bout de ce texte, avec le sourire, et d'avoir désormais, plus que jamais, envie de retrouver ce groupe génial à qui je souhaite... Je te laisse tranquille.

Guy
Faiseur de niouzes (en colère ! Y'en marre de la galère !)

PS :    N'as-tu jamais pensé à inscrire tes amis à la niouze letteur de le Chien d'En Face ? Fais le... Une statue à ton effigie sera érigée dans leur coeur.

Vous pouvez aller sur notre site pour plus d'infos.


Le Chien d'En Face.


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Tous mes cachets

Publié le par l'oeil et l'oreille



La dernière niouze toute chaude de La Blanche :

Cher(e) enlisté(e),
C’est armé d’une bonne dépression nerveuse que j’ai décidé d’attaquer l’année 2008. Un petit excès de lucidité est une saine gymnastique psychologique et le désabus sans abus est excellent pour l’intelligence. La déprime, en outre, protège des déconvenues : pas de bonne résolution absurde à ne pas respecter et aucune (mauvaise) surprise puisque le pire est certain.
 
A part ça, bonne année. Ouéé.
 
…et merci de noter les prochains concerts. Si vous cherchez le réconfort mais que vous n’êtes pas de ces croyants dont la République a besoin* (parce que vous avez du mal à croire que, au hasard, Eve a été faite avec la côte d'Adam... ou que Noé a fait tenir tous les animaux sur son bateau), alors le réconfort, modestement, ce peut être ici :

 
La Blanche en concert à Nantes le mardi 29 février à la Bouche d’Air
Le 14 mars à Allones (Sarthe)
Le 15 mars au Théâtre de Thouars (Deux Sèvres)
Le 20 au Théâtre de Neuchâtel (Suisse)
Le 26 mars aux Deux-Alpes

Et d’autres encore en avril.
 
(*) discours de N. Sarkozy du 20 déc 2007 au Vatican

J’ai commencé à déprimer parce que cet abruti de Père Noël n’a pas été capable de m’offrir la montre que je lui avais commandée pour faire comme notre cathodique et catholique – quoique divorcé - président du pouvoir d’achat (le sien). Je suis entouré de pauvres nuls qui n’ont toujours pas compris, eux, que la maxime « le temps, c’est de l’argent » s’exhibait désormais, façon gourmette, pour la chaste somme d’« un an de smic net », soit 12 000 €. Du coup, je n’ai plus que ma vie privée à offrir pour faire le fol à l’étalage et tenter d’être bling-bling – ou plutôt plic-ploc, en ce qui me concerne.
A propos d’étalage, au moins suis-je certain aujourd’hui - contrairement à ce que j’avais prévu au départ - de ne jamais sortir avec Carla Bruni - même si elle m’offre du hoummous **.
(**) j’adore le hoummous.
 
Et puis je n’aime ni les montres (trop de montres, pas assez de temps) ni le mépris.
 
Tout ça pour vous dire que je trouve dur d’être un musicien humaniste, démocrate, laïc, francophile et nucléo sceptique ces derniers temps. Sans compter mes amis italiens qui se vengent de Berlusconi en se foutant de ma gueule – et de la vôtre…
 
… déjà que le coup de boule du plus mauvais meilleur joueur du monde les avait bien fait marrer.
 
Cordialement,
Eric la Blanche
http://www.lablanche.org (infos)
http://myspace.com/lablanche (musique)
http://la.blanche.over-blog.com (niouzelettres)
 
Rubrique désabonnement  : cette semaine pour se désabonner, pfff ! Tu veux ? OK. Rien à foutre. Vas-y, viens. Pas cap ! Renvoie-moi un email avec marqué désabonnement dessus, je m’en fous, mais je te préviens, si tu fais ça, j’avale tous mes cachets d’un coup.

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