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109 articles avec l'oreille a tendre

La Blanche

Publié le par l'oreille


Un petit aperçu du futur album de La Blanche à se coller entre les oreilles avant sa sortie prévue en octobre 2006...
Un groupe qui mélange allègrement les styles, tout à tour électro-niqué ou acoustique, des textes qui se posent là, comme autant d'évidences pleines d'ironies, à l'humour noir jamais bien loin....
Et pour parfaire la chose, une violoncelliste qui habille tout ça d'une terrible grâce décalée...
Moi j'aime...
J'en ai fondu des poupées....


Quatres morceaux de l'album en avant-première (à télécharger légalement ici :
Jamendo)

Alcoolique (rock Mix)



Le site de La Blanche

...et je ne peux que vous engager très vivement à vous abonner, là, tout de suite, à la niouze de La Blanche, Mr Eric ayant un talent très personnel et très particulier dans ce domaine... délectable....

Publié dans L'oreille à tendre

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De Rien

Publié le par l'oeil et l'oreille


Photo : Aurélie Lajoux


Voilà un groupe que je ne sais pas trop comment présenter, tellement il m'accompagne depuis longtemps...
Un coup de coeur qui s'est accroché dans un magasin à un dessin,  à la pochette des "Instants Fanés"...
Et puis on ouvre le boitier, on va chercher ce qui se cache derrière ce drôle de visage peint, un peu mélancolique...
Et on tombe dedans, dans ces mots lucides et amers...
Puis un premier concert, dans une salle de campagne...il y a bien longtemps...
Et toujours ce souvenir très présent d'avoir trouvé là quelque chose de nouveau, de vraiment touchant... d'attachant...
Bien des rencontres et un album plus tard, ils font toujours partie de ceux qui ne sont jamais bien loin, ni de l'oreille, ni du coeur...
Je ne sais qu'en dire d'autre, juste un grand merci à eux pour le partage...
Une bien belle rencontre, une découverte que je ne peux que conseiller...

Ta peau sur mes os, extrait de l'album L'Ephéméride

Publié dans L'oreille à tendre

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Allain Leprest

Publié le par l'oreille


Une découverte du Limonaire hier soir...
Une châleur accablante, à la limite du supportable, à cause des portes fermées pour problèmes de voisinage...
La clim. en panne, l'extracteur de fumée aussi, bref, toutes les conditions pour ne rien apprécier du tout...
Et pourtant...
On en a redemandé...
Un grand monsieur, une très belle écriture, juste accompagnée d'un piano...
Le silence de la salle, pris dans les pales impuissantes du ventilateur...
L'écoute...
Tout y était...
Un vrai beau moment, de ceux qui donnent envie de prolonger la découverte...

Les pt'its enfants d'verre, tiré du dernier album Donne-moi de mes nouvelles

 

Publié dans L'oreille à tendre

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Rendre à Lantoine...

Publié le par l'oeil et l'oreille


...très beau texte de Lantoine, à déguster chez soi sur son prochain album....espérons....

Laissez vos lumières allumées

D'un chagrin j'ai fait un repos
Au coin de moi je nous regarde
Et on a tout pour être beau
Même si le temps nous retarde
Humain c'est joli après tout
On travaillera nos rencontres
Pour unir les sages et les fous
Lire la même heure sur nos montres

Alors c'est rien, c'est la fatigue

Si on a peur encore du noir
Si on se cache, si on s'endigue
Dès demain on retournera voir
On peut bien pleurer dans nos bras
Hier on se serrait les poings
J'ai pas senti qu'il faisait froid
Je reviens vite les copains

C'est pas la fin, c'est une pause
J'ai toujours eu l'envie des autres
De sourire à celui qui ose
De fous rires au moindre des notres

C'est juste que c'est la gueule au monde
Je sais on fait jamais assez
On en a bouffé de l'immonde
Et puis après ça va passer

Laissez vos lumières allumées
J'ai besoin de vous souvenir
Et si ce soir je vais pleurer
Bah demain je va revenir

Laissez vos lumières allumées
J'ai besoin de vous souvenir
Et si ce soir je vais pleurer
Bah demain je va revenir

Publié dans L'oreille à tendre

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Retour à la case départ

Publié le par l'oeil et l'oreille


Retour à la case départ

Ce matin là, j’ai regardé la porte, cette porte à barreaux.
Puis j’ai regardé au travers, au travers des carreaux.
Le monde semble si vaste...
Et l’on vit toujours dans les quelques mêmes kilomètres carrés.
Et puis il y a sur mes mains cette odeur de fuel...
Je suis resté là, comme ça, longtemps.
Je me suis rappelé toutes ces nuits où j’ai campé dans mon jardin,
par manque de moyens, par peur d’aller plus loin.
Toutes ces nuits où elles me manquaient, même lorsqu’elles étaient là.
Et puis je me suis jeté à l’eau, j’ai bu la tasse.
J’ai ouvert la porte et j’ai ouvert les yeux.
Il pleuvait de plus en plus. Je suis parti quand même.
Je n’ai pas fermé derrière moi.
J’ai longtemps marché, le pouce tendu vers le ciel et vers les autres.
J’ai traversé des villes et leurs lumières qui saluaient mon exil.
Je les ai vus les fanfares et les rêves collés autour.
J’ai traversé des bars, des gens. Je me suis assis sur des bancs.
C’était bien...
J’ai semé parfois quelques mots, quelques crachats.
Mes uniques regrets s’apparentaient à des gueules de bois.
Et même s’il y a des nuits où je me suis trompé, j’ai continué.
Juste plus loin, je me sentais bien.
Ne plus être d’où l’on vient et pas encore où l’on va.
Ne pas se sentir à l’envers, se sentir à l’endroit.
Les autres restent et moi je passe.
J’ai contemplé la route comme une étoile, mon étoile.
J’ai fixé des feux rouges dans des froids pas possibles.
Lorsque par hasard mon regard croisait l’orange, je faisais un voeu.
Les étoiles filantes sont si rares en novembre.
J’ai fumé beaucoup de cigarettes, comme ça, pour rien, pour exister.
Jusqu’à la mer...
J’ai appris qu’il est une difficulté d’être qui s’efface au fur et à mesure des kilomètres.
Mais ce qu’il y a de terrible avec la mer, c’est qu’une fois devant il ne reste plus qu’à faire marche arrière.
Je suis rentré, là où il pleut, là où je crève peu à peu.
Mais après tout le soleil se lève ici aussi.
Et puis il s’agit d’un nouveau départ.
Partir à la recherche d’un emploi, à la recherche d’une vie de merde.
Thibaut Derien, Vasistas

Publié dans L'oreille à tendre

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Loïc Lantoine et François Pierron

Publié le par l'oreille


Une rencontre poètique et musicale, de celles qui vous marquent de façon indélébile.
Je ne sais même pas quoi en dire, tellement cette approche-là de la chanson est particulière, singulière, profondément émouvante et touchante.
On m'avait dit que j'y reviendrais, je crois être en fait assez proche de l'addiction...

Aller à un de leurs concerts, c'est redevenir un peu môme, savoir qu'on va s'en mettre plein les mirettes et se remplir le coeur, gros comme ça, de ses mots, à Lantoine, et de sa façon très particulière de les offrir, éclairés par le jeu atypique de la contrebasse de Pierron.
C'est s'offrir un cadeau, un vrai, un beau, un qui triche pas avec un beau papier et du ruban doré, mais un de ceux qui vous retourne vraiment, habillé d'un rien, habité et fragile, la justesse et l'émotion en avant...

Trois morceaux en écoute sur le site du label :
http://www.monslip.fr/

Je renais, extrait de l'abum Badaboum

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Marcel Kanche

Publié le par l'oreille

photo : Amin Toulors

Il est des rencontres de hasard qui deviennent de vrais bonheurs... celle de Marcel Kanche est de celles-là...
Il aura suffit d'un coup de fil pour que je bascule, il y a peu, la curiosité en avant, dans le sillon qu'il a creusé.
 
L'homme, artisan de l'ombre, après s'être essayé au dessin et à la peinture, se penche sur les mots, avec justesse et dérision, et sur la musique, improvisations électro-acoustiques qu'il distille au gré de ses errances, au gré de ses rencontres...

Par son attachement viscéral à une indépendance profonde, sans compromission aucune, il se tient éloigné du succès : "je ne suis pas dans le désir des autres" explique-t-il...

Il se lance ensuite, sur Orléans, dans la création d'un lieu d'expérimentation scéniques, "Oulan Bator", mais laisse le projet à d'autres dés que l'implication change de nature...avec la notoriété...

De routes en rencontres, il croise le cinéaste Guillaume Nicloux qui tourne en 1994 son film "Faut pas rire du bonheur", en compose la musique, et y joue son propre rôle...
De recueils de poèmes en paroles écrites aux amis de bohème ("Qui de nous deux" pour M en 2004), Kanche poursuit son chemin de traverse, fidèle à lui-même, laissant l'empreinte de son pas, au rythme de ses envies...

Un univers que l'on frôle du doigt, palpable, sensible, épuré...
Aller à l'essentiel pour ne pas se diluer en chemin...

il faut s'y inviter, chez Marcel Kanche...
Pousser la porte et entrer...
Ne vous essuyez pas les pieds, la terre fait partie du lieu...
Je crois...que je m'y suis enlisée...
(pour chanson-francaise.net)

Jamais indemne, extrait de l'album Vertige des Lenteurs


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Vasistas

Publié le par l'oreille


De vieux textes, écrits par Thibaut Derien (le chanteur du groupe De Rien), sortis d'un tiroir par un ami, David Vallet (réalisateur de "Les Wampas For The Rock", et du clip l'Ephéméride)
De cette rencontre entre mots et oreilles naissent des ébauches de morceaux, bidouillés entre quatre murs, une groovebox, un vieux micro, et une voix.

Une première maquette, artisanale, qui retourne à son tiroir, somnoler un peu, parce le monde tourne vite, et qu'elle a besoin de temps. C'est Olivier Legoupil, le violoniste du groupe De Rien, qui retombe dessus un peu par hasard, et décide de la sortir de sa torpeur : il trouve un home-studio et des amis musiciens pour lui prêter vie, pour improviser à partir des musiques de David.
 
A petits pas, de notes en notes, le projet Vasistas se monte, avec la lenteur des choses qui prennent le temps de mûrir, avec l'évidence de celles qui se doivent d'exister. Une histoire, déjà, une histoire de rencontres...
 
Un univers ne ressemblant à rien d'autre, qui grince des dents, qui sent la pluie d'automne, recouvert de ce mélange si attachant de mélancolie et de lucidité qui fait qu'on s'y laisse prendre bien vite. 
 

Vasistas....

Un drôle de nom pour un album qui raconte le chemin d'errance d'un petit prince d'aujourd'hui, à la recherche d'un temps perdu, de ces jours de grisaille où l'on s'égare dans des bars sans fond, où l'on se dilue dans l'ivresse, jusqu'à s'oublier.

S'attendre pour s'atteindre, comme un double de soi, quand écrire fait peser moins lourd.

C'est cette lucarne vers hier où l'on se regarde déambuler, ce miroir sans tain où l'on se cherche, où l'on se croise parfois, dans la fumée d'une cigarette mal éteinte.

Un voyage immobile.
Ce petit prince-là, qui chuchote comme on crie, témoin de nos contradictions, on le suit à la trace sur des trottoirs mouillés, nuits après nuits, de comptoirs en comptoirs, en équilibre sur ses désillusions... En tout cas, on n'a rien vu venir, mais apprivoisés, on l'est...
Après l'écoute de Vasistas, on ne peut que nous aussi contempler la route comme une étoile...

Sombre et lumineux, venu de nulle part comme une évidence...

Au commencement


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Imbert-Imbert

Publié le par l'oreille

Le contrebassiste du groupe de chanson De Rien se jette à l'eau tout seul...
Enfin, pas exactement, parce que celle qu'il serre dans ses bras ne le quitte pas, et l'accompagne d?une manière très atypique.
Le "chansontrebassiste solo" est né !
Cet ancien membre de groupes aux influences aussi variées que rock-steady (Jim Murple Mémorial), free-jazz (Split), "rock déglingué" (Scénic Railway), a su piocher dans tous ces univers pour en faire naître un bien à lui...
Ses textes, tour à tour amers, nostagiques, ou tendres, d'une vérité parfois crue, sont toujours touchants et pleins d'humour.
D'histoires qui se terminent en rencontres à fleur de peau, d'une envie de croquer la vie à un plaidoyer pour un monde à refaire, à coup de sourires et d'étoiles dans les yeux, le monde d'Imbert-Imbert est plein de tous ces regards qui font exister.
Et il faut, plus que l'écouter, le voir sur scène...ça transpire la vie...
(pour chanson-francaise.net)


D'ailleurs, il sera de nouveau sur seine vendredi 23 juin, à 21h00, 8 euros...(péniche El Alamein, Paris 13)

Publié dans L'oreille à tendre

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