Un autre versant du monde...

Publié le par l'oeil et l'oreille

Un peu peur, ce vendredi soir-là...
Et un peu curieuse aussi...
De voir pour la première fois Mr Imbert-Imbert faire des infidélités musicales à sa dame, partager les notes, l'espace, les vibrations...
Imbert-Imbert en trio... lui, elle, et un autre lui, qu'on attendait batteur...



Sur la scène, une cage, et des yeux de poupées scrutant la salle...
Et un violon...



 


Dés les premiers coups d'archet de l'un et de l'autre, on ne se pose plus de question... Ca colle, terriblement aux mots, aux images, sonorités complèmentaires, dialogue fourni et improvisé...
Le coup d'oeil entre les deux musiciens est aux aguets, le risque est palpable, le filet absent...
Ca joue...et le troisième larron est très loin de tenir la chandelle...

Pascal Corriu
Pascal Corriu


Ce que j'ai pensé à ce moment-là, c'est que j'étais devant quelque chose qui dépassait le spectacle attendu, j'étais peut-être devant LA musique, celle qui communique entre, comme certains oscillent, celle qui tisse un lien comme on dénoue ses lacets de chaussure pour poser ses pieds contre le bois de la scène, vibrations carnassières...




Et quand ce fut terminé, on se dit, une fois encore : "trop court"...
Parce qu'on a encore faim de ces mots indomptés et touchants, de cette intelligence viscérale de ce qui est libre et vivant...

Parce que chaque fois on est emmené plus loin, peut-être à l'intérieur de soi....

Merci...

Publié dans L'oreille à tendre

Commenter cet article