Jamais indemne

Publié le par l'oeil et l'oreille

A coeur perdu

Rongé par l'absence
J'ai lancé des confettis
Des laps de tendresse
Jeté des dates dans des lacunes

J'ai effleuré des fragments d'idylles
Frôlé des amours minuscules

L'horizon baissera dans la plaine
Plus bas que nos bas de laine

Qu'aucun ne retienne ses pleurs
Qu'aucun ne noie son coeur

Laissez le sel creuser nos rides
Seul à la proue d'un navire
Jamais indemne de nos amours

Des tissus de mensonge terniront la peau
Nos habits de poussière sur le dos

Qu'aucun ne retienne mes pleurs
Qu'aucun ne voit ma peur

Laissez le sel creuser nos rides
Seul à la proue d'un navire
Jamais indemne de nos amours.

Marcel Kanche, Vertige des lenteurs

Publié dans L'oreille à tendre

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