par l'oeil et l'oreille
publié dans :
L'oeil à ouvrir
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Le pinceau de Mu aux doigts de fée dissout les cosmétiques, restitue la douleur pure qui gît sous les fards.
Espoirs, errants ou moribonds, désirs rongeurs, passions qui rôdent et brûlent, les voici en enfilade qui nous fixent, du carré de leur toile ou du fond d’un bocal à formol.
Miroirs de Dorian Gray.
Marionnettes molles et grimaçantes qu’agrippent des mains sculptrices qui triturent, boursouflent, épanouissent.
Elles effraieraient comme les monstres d’enfance : en pleine lumière on rit de leur théâtre dévoilé, on goûte l’ombre apprivoisée des placards, on touche du vrai, os nu de la beauté.
Le regard en sort rincé, à l’eau des sources vives, celle des roches qui suintent dans les grottes noires : la pure, la première, celle du profond oublié de soi.
Edith Masson
Espoirs, errants ou moribonds, désirs rongeurs, passions qui rôdent et brûlent, les voici en enfilade qui nous fixent, du carré de leur toile ou du fond d’un bocal à formol.
Miroirs de Dorian Gray.
Marionnettes molles et grimaçantes qu’agrippent des mains sculptrices qui triturent, boursouflent, épanouissent.
Elles effraieraient comme les monstres d’enfance : en pleine lumière on rit de leur théâtre dévoilé, on goûte l’ombre apprivoisée des placards, on touche du vrai, os nu de la beauté.
Le regard en sort rincé, à l’eau des sources vives, celle des roches qui suintent dans les grottes noires : la pure, la première, celle du profond oublié de soi.
Edith Masson
A découvrir du 10 janvier au 9 février, à la toujours très accueillante galerie Béatrice Soulié
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