par l'oeil et l'oreille
publié dans :
L'oeil à ouvrir
Du 24 mars au 29 août 2008, exposition des artistes suivants à la Halle St Pierre (18ème).
L'occasion de retrouver, entre autres, Joël Lorand, l'un des habitués de la galerie Béatrice Soulié dont j'aime beaucoup l'univers :
Sabhan Adam - James Allen - Deborah Barrett - Cathryn Boch - Mahé Boissel - François Burland
Cécile Carrière - Hiroyuki Doi - Patrick Gimel - Jean-Luc Giraud - Marcel Katuchevski -
Raphaël Leonardini - Joël Lorand - Philippe Michaëlef-Ducollet - Denis Pouppeville -
Chris Dalton Powell - Bernard Pruvost - Hartmut Riederer - Adolphe Vuillemot - Henriette Zephir

Joël Lorand
Le dessin - faut-il encore le dire - n’a plus seulement fonction d’étude, d’esquisse ou d’exercice préparatoire, il est devenu une aventure à part entière : plaisir de livrer une émotion, une idée, une vison, une sensation, sous des formes portées aussi bien par la logique de l’obsession que celle de l’évanescence.
Les vingt artistes présentés ici ont en commun de plonger dans leur monde intérieur, dans cette zone sans limite et obscure où naissent pensées, rêves, croyances, mythes et pulsions. Ces incursions constituent la matière de leurs dessins et procèdent de cette voix intérieure qui inspire à celui qui sait l’entendre les plus troublantes intuitions. Leur style et influences sont divers. Pour certains, le dessin obéit à une nécessité spontanée de s’exprimer, que toute tentative normalisante de sociabilisation n’a pas réussi à étouffer. Pour d’autres, il est devenu sophistiqué et savant et traduit l’acte par lequel la volonté artistique se manifeste.
Ces propositions graphiques singulières nous séduisent, nous étonnent ou nous dérangent. Mais qu’elles fassent fi d’un savoir-faire technique, le revendiquent où le subvertissent, elles n’oeuvrent pas à servir ou opposer des courants artistiques. Bien au contraire, elles font naître, au sein de leur pluralité, un jeu d’échos basé sur l’impératif intime de l’expérience du dessin.
“Le dessinateur se réjouit de la simplicité merveilleuse de son art qui lui permet de se contenter d’une plume, d’encre de Chine et de papier. Il invente ses créatures, imagine et justifie des choses impossibles. Discipliné, il éduque pendant des années son oeil, sa main et son caractère jusqu’à ce qu’il conçoive progressivement cette grâce et cette innocence céleste qui peuvent tout faire comprendre avec quasiment rien. Il ne cesse alors de se perfectionner dans la maîtrise de son art, jusqu’à n’être qu’un jouet vivant articulé à son esprit…” A. Kubin
Source : site de la Halle St Pierre
L'occasion de retrouver, entre autres, Joël Lorand, l'un des habitués de la galerie Béatrice Soulié dont j'aime beaucoup l'univers :
Sabhan Adam - James Allen - Deborah Barrett - Cathryn Boch - Mahé Boissel - François Burland
Cécile Carrière - Hiroyuki Doi - Patrick Gimel - Jean-Luc Giraud - Marcel Katuchevski -
Raphaël Leonardini - Joël Lorand - Philippe Michaëlef-Ducollet - Denis Pouppeville -
Chris Dalton Powell - Bernard Pruvost - Hartmut Riederer - Adolphe Vuillemot - Henriette Zephir

Joël Lorand
Le monde de l’art est dans une phase de retrouvailles avec un territoire longtemps maintenu en marge, le dessin. C’est cette place reconquise au coeur de la création
contemporaine que vient affirmer l’exposition «Eloge du dessin ».
Le dessin - faut-il encore le dire - n’a plus seulement fonction d’étude, d’esquisse ou d’exercice préparatoire, il est devenu une aventure à part entière : plaisir de livrer une émotion, une idée, une vison, une sensation, sous des formes portées aussi bien par la logique de l’obsession que celle de l’évanescence.
Les vingt artistes présentés ici ont en commun de plonger dans leur monde intérieur, dans cette zone sans limite et obscure où naissent pensées, rêves, croyances, mythes et pulsions. Ces incursions constituent la matière de leurs dessins et procèdent de cette voix intérieure qui inspire à celui qui sait l’entendre les plus troublantes intuitions. Leur style et influences sont divers. Pour certains, le dessin obéit à une nécessité spontanée de s’exprimer, que toute tentative normalisante de sociabilisation n’a pas réussi à étouffer. Pour d’autres, il est devenu sophistiqué et savant et traduit l’acte par lequel la volonté artistique se manifeste.
Ces propositions graphiques singulières nous séduisent, nous étonnent ou nous dérangent. Mais qu’elles fassent fi d’un savoir-faire technique, le revendiquent où le subvertissent, elles n’oeuvrent pas à servir ou opposer des courants artistiques. Bien au contraire, elles font naître, au sein de leur pluralité, un jeu d’échos basé sur l’impératif intime de l’expérience du dessin.
“Le dessinateur se réjouit de la simplicité merveilleuse de son art qui lui permet de se contenter d’une plume, d’encre de Chine et de papier. Il invente ses créatures, imagine et justifie des choses impossibles. Discipliné, il éduque pendant des années son oeil, sa main et son caractère jusqu’à ce qu’il conçoive progressivement cette grâce et cette innocence céleste qui peuvent tout faire comprendre avec quasiment rien. Il ne cesse alors de se perfectionner dans la maîtrise de son art, jusqu’à n’être qu’un jouet vivant articulé à son esprit…” A. Kubin
Source : site de la Halle St Pierre
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Inclassable, Kanche l’est...
Eloigné des chemins balisés, on ne le croise que rarement, ses mots se faufilent presque sous le manteau, de bouche à oreille, comme des gourmandises un peu acides dont on ne saurait se passer...
Alors quand un nouvel album nous est offert à entendre, on en salive d’avance, tant l’univers de ce modeleur de mots est particulier et touchant.
Dog Songe...
Disque noir, noir comme l’était le Vertige des Lenteurs.
Le sombre y prend racine, définitivement assumé comme teinte dominante.
La voix se pose, grave, comme une épaisseur.
D’une matière qui se construit, les mots en portée, les notes en transparence, cet album réaffirme son appartenance à la terre.
Sans concessions, d’une identité propre, il laisse une fois encore cette empreinte de pas si particulière derrière lui.
Et on entre sans y penser dans ce monde de glaise, dans ces lenteurs sensibles.
Parce que chez Kanche, on n’écoute pas : on ressent, on effleure, on s’enlise, dans les matières sonores, les ossatures des mots.
On ne peut pas rester indifférent à cette poétique parcelle onirique.
A savourer jusqu'à la dernière note, de préférence à la tombée de la nuit....
Sortie prévue le 3 mars...
Eloigné des chemins balisés, on ne le croise que rarement, ses mots se faufilent presque sous le manteau, de bouche à oreille, comme des gourmandises un peu acides dont on ne saurait se passer...
Alors quand un nouvel album nous est offert à entendre, on en salive d’avance, tant l’univers de ce modeleur de mots est particulier et touchant.
Dog Songe...
Disque noir, noir comme l’était le Vertige des Lenteurs.
Le sombre y prend racine, définitivement assumé comme teinte dominante.
La voix se pose, grave, comme une épaisseur.
D’une matière qui se construit, les mots en portée, les notes en transparence, cet album réaffirme son appartenance à la terre.
Sans concessions, d’une identité propre, il laisse une fois encore cette empreinte de pas si particulière derrière lui.
Et on entre sans y penser dans ce monde de glaise, dans ces lenteurs sensibles.
Parce que chez Kanche, on n’écoute pas : on ressent, on effleure, on s’enlise, dans les matières sonores, les ossatures des mots.
On ne peut pas rester indifférent à cette poétique parcelle onirique.
A savourer jusqu'à la dernière note, de préférence à la tombée de la nuit....
Sortie prévue le 3 mars...
par l'oeil et l'oreille
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L'oreille à tendre

Le demi-songe sauve de ce qui fut habité, quand, parfois, c'est taire qui équivaut à aimer.
Benjamin Colin Nous brûle
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Benjamin Colin Nous brûle
par l'oeil et l'oreille
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