Une minuscule courette bucolique coincée entre deux immeubles du 20ème arrondissement de Paris, des odeurs d'oignons frits aux fenêtres, une petite pièce blanchie, une contrebasse, une guitare, une valise pleine d'instruments et d'ustensiles aussi surprenants qu'improbables...
Voilà les ingrédients de cette recette qui m'a ravie les papilles des oreilles (si, si, c'est possible), et que j'ai grande hâte de voir réunis à nouveau...
Vraiment l'un des groupes les plus inventifs, novateurs, et barrés qu'il m'ait été donné de voir, en recherche constante...
Mention spéciale pour Benjamin Colin, aux "jouets pour adultes", bruiteur et percussionniste d'une richesse formidable, qui ferait de n'importe lequel de nos gestes quotidiens une mélodie renversante...
Renversante, comme cette façon qu'à Fantazio de se jouer des convenances, de jouer hors les normes, de piètiner les règles à coups de pieds et à coups de scie sur sa contrebasse...
On en frémit, l'oeil inquiet pour l'instrument, mais l'oreille en transes...
Tout ça pour près de trois heures de dégustation de cette potion magique, qu'on boit jusqu'à la lie, en regrettant déjà que le chaudron soit vide...
Et on finit dans la courette, avec un grand sourire, et le regard un peu hébété de ceux qui se sont laissés embarqués bien loin...
Fantazio, Learn
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